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Haut-Uele : un nouveau-né abandonné à Isiro

Un fait aussi rare que préoccupant a été signalé ce mercredi matin à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele. Un nourrisson de sexe féminin, âgé de moins d’une semaine, a été retrouvé abandonné sur les escaliers menant à la sacristie de la Paroisse Notre-Dame du Saint Rosaire, juste après la messe matinale de 6 heures.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, c’est à la sortie de la célébration eucharistique que des fidèles ont découvert le bébé, vivant, mais laissé seul, sans aucune indication permettant d’identifier ses parents ou les circonstances exactes de son abandon.

La scène a suscité une vive émotion au sein de la communauté chrétienne, surprise par cet acte aussi bouleversant qu’inattendu dans un lieu de prière et de recueillement.

Alertée immédiatement, la religieuse sœur Huguette Danakpali est intervenue sans tarder pour porter assistance au nourrisson. Elle a pris l’enfant en charge avant de le présenter à la mère supérieure de la communauté religieuse, en attendant l’intervention des services compétents chargés de la protection de l’enfance.

À ce stade, aucune information officielle n’a encore été communiquée sur l’identité de la mère ou des proches du bébé, ni sur les raisons ayant conduit à cet abandon. Les autorités locales pourraient être saisies dans les prochaines heures afin d’ouvrir une enquête et de garantir une prise en charge appropriée de l’enfant.

Cet incident remet sur la table la problématique sensible de la protection des enfants abandonnés ainsi que les difficultés sociales auxquelles font face certaines mères en situation de grande précarité. Entre détresse économique, isolement social et absence d’accompagnement, plusieurs femmes se retrouvent parfois dans des situations extrêmes les poussant à des décisions dramatiques.

Dans la ville d’Isiro, cette découverte interpelle autant les autorités que les structures sociales, religieuses et humanitaires sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’assistance aux femmes vulnérables et de protection des nouveau-nés.

En attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, le nourrisson bénéficie déjà de l’attention et de la solidarité de la communauté religieuse, qui espère désormais qu’une solution durable pourra être trouvée pour garantir son avenir.

Hilaire Kabadunga

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