Isiro paralysée par deux journées de ville morte : flambée des prix et inquiétudes dans la population

La ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, traverse une situation socio-économique préoccupante après deux journées consécutives de « ville morte » observées par les opérateurs économiques pour dénoncer l’insécurité grandissante dans la province.
Les conséquences de cette paralysie des activités commerciales commencent déjà à se faire ressentir au sein de la population. Plusieurs produits de première nécessité connaissent une hausse spectaculaire des prix. C’est notamment le cas du carburant, dont le litre est passé de 5 000 francs congolais à 8 000 francs congolais en seulement quelques jours.
Le secteur du transport urbain est également fortement touché. Les conducteurs de taxis-motos exigent désormais jusqu’à 3 000 francs congolais pour une distance d’environ un kilomètre, contre 1 000 francs habituellement pratiqués avant cette crise.
Malgré la tenue, mercredi 06 mai 2026, d’une réunion d’urgence au gouvernorat de province, présidée par la ministre provinciale de la Fonction publique, Rachel Makasiane, assurant l’intérim du gouverneur actuellement en mission, la situation est restée inchangée ce jeudi 07 mai.
Cette rencontre avait réuni les représentants des chambres de commerce ainsi que les autorités provinciales afin de trouver des solutions face aux préoccupations sécuritaires soulevées par les opérateurs économiques.
Cependant, aucun signe de reprise des activités n’a été observé dans la ville. Boutiques, stations-service, pharmacies et alimentations sont demeurées fermées ce jeudi, plongeant davantage la population dans des difficultés d’approvisionnement.
À travers cette action, les opérateurs économiques veulent attirer l’attention des autorités sur la détérioration du climat sécuritaire dans le chef-lieu provincial et réclament des mesures concrètes pour protéger les personnes et leurs biens.
Pendant ce temps, les habitants d’Isiro continuent de subir les effets de cette crise, entre hausse du coût de la vie, difficultés de déplacement et rareté de certains produits essentiels.
Hilaire Kabadunga
