Sécurité

Ituri : l’ACCO salue les avancées sécuritaires sur l’axe Bunia–Mungwalu et dénonce les tracasseries routières

L’Association des Conducteurs du Congo (ACCO), section de Mungwalu, exprime sa satisfaction quant à l’amélioration de la situation sécuritaire sur l’axe routier reliant Bunia à Mungwalu, tout en dénonçant la persistance des tracasseries attribuées à certains éléments des forces de sécurité.

Dans une déclaration faite récemment, les responsables de cette association ont rendu hommage au gouverneur militaire de l’Ituri pour les efforts consentis dans le rétablissement de la sécurité et la réhabilitation des infrastructures routières dans cette partie de la province.

Selon l’ACCO, les groupes armés qui semaient autrefois l’insécurité le long de cet axe ont été neutralisés, permettant ainsi une circulation plus fluide des personnes et des biens.

« Nous remercions le gouverneur militaire pour la sécurité qu’il a imposée sur la route de Mungwalu. Partout où il y avait du désordre et des groupes armés, il n’y en a pratiquement plus aujourd’hui. Avant, nous pouvions passer jusqu’à deux semaines pour atteindre Mungwalu. Actuellement, grâce à la réhabilitation de la route, nous pouvons effectuer deux rotations par jour », a déclaré un représentant de l’ACCO.

L’association souligne également l’implication personnelle du gouverneur militaire dans le suivi des travaux de réhabilitation de la route, rappelant que celui-ci s’est lui-même rendu à Mungwalu pour évaluer la situation sur le terrain.

Les conducteurs affirment que cette amélioration a considérablement réduit les pertes en vies humaines et les dommages économiques liés au pourrissement des marchandises autrefois bloquées sur la route.

Cependant, malgré ces avancées, l’ACCO déplore les pratiques de perception illégale d’argent qui continuent d’être signalées à certains postes de contrôle.

Selon les témoignages recueillis, des sommes variant entre 20 000 et 30 000 francs congolais seraient exigées au niveau de Central Solenyama avant d’arriver à Katoto. À la « fausse commune » ainsi qu’au pont Iga-Barrière, les montants réclamés oscilleraient entre 30 000 et 40 000 francs congolais. À Nizi, les conducteurs dénoncent également des prélèvements qu’ils attribuent à certains éléments de la Police de circulation routière.

« On a parfois l’impression de traverser une frontière internationale. Nous ne savons plus s’il s’agit d’un impôt ou d’une taxe officielle », s’indignent les chauffeurs.

Face à cette situation, l’ACCO lance un appel aux autorités provinciales afin qu’elles s’impliquent davantage pour mettre fin à ces pratiques qui pénalisent les transporteurs et les usagers de la route.

L’association se dit néanmoins confiante quant à l’intervention du gouverneur militaire, qu’elle considère comme un interlocuteur attentif aux préoccupations de la population.

« Le gouverneur militaire est notre père. Il nous a toujours écoutés et nous sommes convaincus qu’il trouvera une solution à ce problème », conclut l’ACCO.

Olikan

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *