Haut-Uele: Ville morte : un coup d’épée dans l’eau pour l’opposition

La journée « ville morte » décrétée par une frange de l’opposition dans la province du Haut-Uélé en général et la ville d’Isiro en particulier, n’a pas connu l’ampleur attendue. Dans plusieurs localités, les activités économiques, administratives et commerciales se poursuivent normalement, tandis que la circulation est restée globalement fluide.
Marchés, commerces, services publics et moyens de transport ont fonctionné sans perturbations, traduisant une faible adhésion au mot d’ordre lancé par les organisateurs. Cette situation contraste avec les attentes de certains acteurs politiques qui espéraient voir une mobilisation significative de la population afin de marquer leur contestation.
Sur le plan politique, cet épisode met en lumière les difficultés auxquelles fait face une partie de l’opposition dans sa stratégie de mobilisation. Alors qu’elle cherchait à démontrer sa capacité à fédérer les citoyens autour de ses revendications, la faible participation observée soulève des interrogations sur son influence réelle auprès de la population.
Du côté de la majorité et de ses sympathisants, cette situation est interprétée comme un signe de confiance des citoyens envers les institutions et la stabilité de la province. Pour eux, la poursuite normale des activités témoigne de la volonté de la population de privilégier la continuité des services et des activités économiques.
Si les organisateurs de cette journée pourraient avancer diverses explications pour justifier la faible mobilisation, le constat sur le terrain demeure le même : le mot d’ordre de « ville morte » n’a pas eu l’impact escompté dans plusieurs secteurs de la ville. Cet épisode pourrait ainsi alimenter davantage le débat sur les rapports de force politiques et la capacité des différents acteurs à mobiliser l’opinion publique dans la province.
Hilaire Kabadunga
