Santé

Riposte contre Ebola : le Dr Kalala rappelle l’importance des enterrements dignes et sécurisés

Photo de formation

L’enterrement digne et sécurisé (EDS) demeure l’un des principaux moyens de freiner la propagation de la maladie à virus d’Ebola. C’est le message qu’a livré le Dr Kalala, spécialiste en santé publique et expert en EDS, lors d’un point de presse consacré à l’évolution de la riposte.

Face aux médias, l’expert a expliqué que cette pratique ne vise pas uniquement à assurer des funérailles conformes aux normes sanitaires, mais surtout à protéger les personnes vivantes contre les risques de contamination.

« Un enterrement sécurisé est avant tout une mesure destinée à préserver les survivants et à empêcher la poursuite de la transmission du virus au sein des familles et des communautés », a-t-il souligné.

Le Dr Kalala a également présenté le bilan des activités menées depuis le 15 juin 2026. Selon les données de la riposte, 1 313 alertes ont été enregistrées, dont 1 139 ont nécessité une intervention d’enterrement digne et sécurisé, représentant un taux de prise en charge de 87 %. Ces résultats, a-t-il indiqué, illustrent l’ampleur des efforts déployés par les équipes sur le terrain pour interrompre les chaînes de transmission.

L’expert est aussi revenu sur les rumeurs entourant la gestion des dépouilles des victimes d’Ebola. Il a tenu à préciser que la législation de la République démocratique du Congo interdit la crémation des corps, même dans des situations exceptionnelles telles qu’une épidémie, une forte mortalité ou la saturation des cimetières. Les inhumations sont donc effectuées selon des protocoles sanitaires stricts, tout en garantissant le respect de la dignité des personnes décédées.

Palant des mesures préventifs, le Dr Kalala a rappelé que la prévention et le contrôle des infections (PCI) restent un pilier essentiel de la riposte contre Ebola. Cette approche, a-t-il expliqué, repose sur un ensemble de pratiques mises en œuvre dans les établissements de santé ainsi qu’au sein des communautés afin de réduire les risques de contamination et de briser la chaîne de transmission du virus.

À travers ces explications, les autorités sanitaires entendent renforcer la compréhension de la population sur les mesures de riposte et lutter contre la désinformation, un défi majeur dans la maîtrise de l’épidémie.

Olivier Kanku

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