Irumu : la jeunesse appelle à corriger le déséquilibre dans la gestion de la DGRPI

La désignation des chefs de ressort de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI) suscite des réactions dans le territoire d’Irumu. Des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une sous-représentation des fils et filles d’Irumu dans ces postes de responsabilité. Selon ces acteurs, cette situation risque de créer un sentiment de marginalisation au sein de certaines communautés du territoire.
Dans une déclaration, les jeunes demandent à l’autorité provinciale de prendre en compte leurs revendications et de veiller à une représentation équitable des différentes communautés dans la gestion de la DGRPI. Ils estiment que permettre aux fils et filles de chaque territoire d’accéder à des postes de responsabilité pourrait contribuer au renforcement de la cohésion sociale et à l’équilibre entre les communautés.
Pour Jack Anayeyi, président des jeunes au niveau territorial, certaines nominations au sein de la DGRPI donnent l’impression que plusieurs communautés ne sont pas suffisamment prises en compte. Il estime que cette situation peut créer un déséquilibre dans la cohésion sociale d’Irumu, notamment lorsque certaines communautés se sentent constamment écartées des postes de décision.
Le territoire d’Irumu regroupe plusieurs communautés, notamment les Pygmées, Banyali-Tchabi, Lese, Bira, Ngiti et Hema. Pour les jeunes, cette diversité devrait être considérée comme une richesse et se refléter également dans la représentation au sein des services publics. Ils saluent par ailleurs les initiatives prises par les autorités provinciales dans la gestion de la province, tout en appelant à relever ce qu’ils considèrent comme des défis persistants dans la gestion de la DGRPI en territoire d’Irumu.
Ces jeunes invitent ainsi l’autorité provinciale à examiner leur revendication et à accorder, lors des prochaines désignations, une attention particulière aux communautés qui estiment être insuffisamment représentées. Pour eux, une répartition plus équilibrée des responsabilités permettrait de renforcer la confiance entre les communautés et de consolider la cohésion sociale dans le territoire d’Irumu.
Exaucé Mayo depuis irumu
