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Irumu : un notable alerte sur l’état critique de la route Bogoro-Gety-Boga-Tchabi-Burasi

Photo mboma

Irumu, Ituri — La dégradation avancée de la route provinciale reliant Bogoro, Gety, Boga, Tchabi et Burasi, dans le territoire d’Irumu, suscite de vives préoccupations au sein des communautés locales. Cet axe, considéré comme une voie essentielle de désenclavement pour plusieurs agglomérations de cette partie de la province de l’Ituri, devient de plus en plus difficile à emprunter.

Face à cette situation, le notable du territoire d’Irumu, Mboma Babanilau Faustin, tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités provinciales à intervenir rapidement pour sauver cet axe routier stratégique.

Des travaux de réhabilitation à l’arrêt

Dans une dénonciation accompagnée d’une note de plaidoyer adressée au gouverneur de l’Ituri, le notable déplore notamment l’arrêt des travaux de réhabilitation confiés à l’entreprise Mont Gabaon.

Selon lui, l’entreprise avait effectivement entamé les travaux sur cette route, mais le chantier aurait été abandonné avant d’atteindre la destination prévue. Cette situation laisse plusieurs portions de l’axe dans un état de dégradation préoccupant.

Pour les habitants et les usagers, l’absence de travaux conséquents risque d’aggraver davantage la situation, particulièrement à l’approche des périodes de fortes pluies, où certaines portions deviennent encore plus difficiles, voire impraticables.

Des conséquences sur le transport et le commerce

L’état de cette route affecte directement la mobilité des populations et le transport des marchandises. Les usagers doivent composer avec une chaussée fortement dégradée, ce qui rallonge les temps de parcours et augmente les coûts de déplacement.

La détérioration de l’axe aurait également des conséquences sur les véhicules, dont les propriétaires sont exposés à des pannes et à des coûts élevés d’entretien. Le notable fait aussi état d’accidents de circulation enregistrés sur ce tronçon.

Face aux difficultés rencontrées, certains transporteurs seraient désormais réticents à engager leurs véhicules sur cet axe, craignant les risques liés à son mauvais état.

Cette situation pourrait également affecter les échanges commerciaux entre les différentes communautés desservies par la route. La circulation des produits agricoles et des autres marchandises devient plus compliquée, avec des répercussions potentielles sur l’économie locale et le quotidien des ménages.

Appel à la reprise urgente du chantier

Devant cette situation, Mboma Babanilau Faustin demande au gouvernement provincial de l’Ituri de prendre des mesures concrètes afin de permettre la reprise rapide des travaux de réhabilitation.

Il sollicite également un contrôle sur l’exécution du chantier confié à l’entreprise Mont Gabaon, afin de déterminer les raisons de l’arrêt des travaux et d’évaluer les conditions permettant leur poursuite.

Le notable propose notamment que, si l’entreprise ne dispose plus des capacités nécessaires pour achever les travaux dans un délai raisonnable, le marché puisse être confié à une autre société disposant des moyens techniques et financiers suffisants.

Une route stratégique pour le désenclavement

Pour Mboma Babanilau Faustin, la réhabilitation de cet axe ne doit pas être considérée comme une simple question d’infrastructures. Elle constitue, selon lui, une nécessité pour améliorer la sécurité, faciliter la mobilité des populations et soutenir le développement économique de plusieurs communautés du territoire d’Irumu.

La route Bogoro-Gety-Boga-Tchabi-Burasi joue en effet un rôle important dans la liaison entre différentes zones de cette partie de l’Ituri. Sa dégradation prolongée risque de renforcer l’isolement de certaines communautés et de compliquer davantage l’accès aux services essentiels.

Le notable appelle ainsi le gouverneur de l’Ituri à faire de la réhabilitation de cet axe une priorité provinciale et à engager des actions urgentes pour permettre aux populations de retrouver des conditions normales de circulation.

Alors que les usagers continuent de faire face aux difficultés liées à l’état de la chaussée, les regards sont désormais tournés vers les autorités provinciales, attendues sur des mesures concrètes pour relancer le chantier et contribuer au désenclavement durable de cette partie du territoire d’Irumu.

Exaucé Mayo

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