Kalemie : les journaliers de la SNEL réclament la régularisation de leur situation professionnelle

Kalemie, Tanganyika — La situation professionnelle des agents journaliers de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Kalemie continue de susciter des inquiétudes. Ces travailleurs, qui affirment avoir accumulé plusieurs années de service au sein de l’entreprise, demandent à la direction de la SNEL ainsi qu’aux autorités compétentes de se pencher sur leurs conditions de travail et de trouver une solution durable à leur précarité professionnelle.
Dans un mémorandum lu mercredi 26 août 2026, les journaliers ont fait part de leurs principales préoccupations, notamment l’absence, selon leurs déclarations, d’un statut professionnel stable, de contrats de travail réguliers et de certains avantages sociaux liés à l’emploi.
Les travailleurs concernés affirment avoir consacré plusieurs années au fonctionnement quotidien de la SNEL. Ils estiment que cette ancienneté, ainsi que l’expérience acquise au fil des années, devraient être prises en compte dans toute procédure de recrutement ou de régularisation au sein de l’entreprise.
Selon les témoignages rapportés, certains journaliers exercent depuis plusieurs années différentes tâches nécessaires au fonctionnement des services de la SNEL à Kalemie. Ils citent notamment des activités liées à la distribution, à la sensibilisation des abonnés, au recouvrement ainsi qu’à certaines opérations en rapport avec les recettes de l’entreprise.
Pour ces travailleurs, il devient difficile de comprendre pourquoi plusieurs années de service ne débouchent toujours pas sur une situation professionnelle plus stable.
Les revendications interviennent dans un contexte où un processus de recrutement au sein de la SNEL est évoqué. À Kalemie, certains journaliers craignent que les travailleurs déjà actifs dans l’entreprise soient une nouvelle fois laissés de côté.
Ils demandent ainsi que le processus soit conduit dans la transparence et l’équité, avec une attention particulière accordée aux agents qui disposent déjà d’une expérience professionnelle acquise au sein de la SNEL.
Pour eux, les années passées à servir l’entreprise devraient constituer un élément important dans l’évaluation des candidatures.
La situation dénoncée par les journaliers de Kalemie ne serait pas un cas isolé. Quelques semaines auparavant, environ 140 journaliers de la SNEL à Bandundu avaient également réclamé leur engagement après plusieurs années de service.
Certains de ces travailleurs affirmaient avoir travaillé pendant près de deux décennies sans bénéficier d’un contrat permanent. Cette situation témoigne, selon les concernés, des difficultés auxquelles peuvent être confrontés certains travailleurs journaliers au sein de l’entreprise.
Face à leurs préoccupations, les journaliers de Kalemie sollicitent l’intervention de la hiérarchie de la SNEL et des autorités compétentes afin qu’une solution puisse être trouvée.
Ils souhaitent notamment que leur ancienneté, leur expérience professionnelle et les services rendus à l’entreprise soient pris en considération dans les décisions relatives au recrutement et à la régularisation de leur situation.
Ils appellent également à davantage de transparence dans le processus de recrutement afin que les travailleurs déjà en fonction puissent bénéficier d’une évaluation équitable.
Pour l’heure, aucune réponse officielle de la direction de la SNEL à Kalemie concernant l’ensemble de ces revendications n’est rapportée. Une prise de position de la hiérarchie pourrait permettre de clarifier les modalités du processus de recrutement ainsi que la place accordée aux agents journaliers déjà actifs.
En attendant, les travailleurs concernés restent dans l’attente d’une réponse à leurs préoccupations.
La question demeure donc entière : les années de service et l’expérience acquise par les journaliers de la SNEL à Kalemie seront-elles prises en compte dans un éventuel processus de régularisation professionnelle ?
Gentil LUMAMI ✍️
