Santé

Mpox : l’INSP renforce la surveillance après de nouvelles alertes signalées au Kasaï

L’Institut national de santé publique (INSP) renforce les mécanismes de surveillance et de riposte contre la Mpox en République démocratique du Congo, après l’apparition de nouvelles alertes dans plusieurs provinces, notamment au Kasaï.

La situation a été au centre de la réunion de coordination stratégique tenue ce lundi à l’INSP, dans le cadre de la 36ᵉ semaine épidémiologique. Les échanges ont notamment porté sur l’évolution de la situation épidémiologique et sur les mesures à renforcer afin d’assurer une détection rapide et une réponse efficace aux éventuels nouveaux cas.

Dans la province du Kasaï, plusieurs personnes présentant des signes compatibles avec la Mpox ont été signalées dans la zone de santé de Luebo. Des échantillons ont été prélevés et transmis au laboratoire pour analyses. Les résultats permettront de confirmer ou non ces alertes.

Face à cette situation, le directeur général de l’INSP rassure quant à la capacité du système national de santé à répondre à d’éventuelles nouvelles chaînes de transmission. Il insiste sur la nécessité de maintenir une surveillance épidémiologique renforcée, d’assurer la détection précoce des cas et de déployer rapidement les équipes d’intervention dans les zones concernées.

La vaccination fait également partie des stratégies retenues dans la riposte, notamment pour protéger les personnes les plus exposées et réduire le risque de transmission du virus.

Bien que la Mpox ne soit plus considérée comme une urgence nationale de santé publique depuis avril 2026, les nouvelles alertes enregistrées dans certaines provinces imposent, selon les autorités sanitaires, le maintien d’une vigilance accrue.

La population est ainsi appelée à ne pas céder à la panique, mais à observer les mesures de prévention. Il est notamment recommandé d’éviter les contacts physiques rapprochés avec toute personne présentant des lésions suspectes, de se laver régulièrement les mains, de ne pas manipuler les lésions ni les objets potentiellement contaminés et de consulter rapidement un centre de santé en cas de symptômes évocateurs.

Pour l’INSP, la collaboration de la population demeure essentielle pour identifier rapidement les cas suspects et interrompre d’éventuelles chaînes de transmission.

À travers cette coordination stratégique, l’Institut national de santé publique entend maintenir la vigilance et renforcer la capacité de réponse du pays face aux alertes sanitaires.

Olivier Kanku

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