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Ituri : la Cour militaire ouvre l’instruction dans une affaire impliquant trois prévenus poursuivis pour des faits graves

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Bunia, 15 septembre 2026 — La Cour militaire de l’Ituri a siégé, ce mardi 15 septembre 2026, en matière répressive au premier degré, dans l’affaire opposant l’Auditeur supérieur militaire, représentant le ministère public, au colonel Munyamuhoro Ndatinya Richard, ainsi qu’aux prévenus Ndayizeye Augustin et Nzaboninka Nkurunziza John.

Les trois prévenus sont poursuivis par l’organe de la loi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment participation à un mouvement insurrectionnel, blanchiment de capitaux et financement du terrorisme. Il s’agit de faits que le ministère public considère comme graves au regard de la législation pénale militaire congolaise.

Après leur identification lors de l’audience de la semaine dernière, la Cour militaire de l’Ituri, présentée comme la plus haute juridiction militaire de la province, a entamé ce mardi la phase d’instruction de cette affaire.

Cette étape consiste notamment à examiner les différents éléments du dossier, à entendre les parties et à recueillir les informations nécessaires afin de permettre à la juridiction de mieux comprendre les faits reprochés aux prévenus.

L’objectif de ces débats est de permettre à la justice d’établir les circonstances des faits et de déterminer, à l’issue de la procédure, les responsabilités éventuelles des personnes poursuivies.

Au terme de l’audience de ce mardi, la Cour militaire de l’Ituri a décidé de renvoyer l’affaire au mardi prochain.

La prochaine audience devrait notamment être consacrée à l’audition des témoins, dont les dépositions sont susceptibles d’apporter des éclaircissements sur certains aspects encore obscurs du dossier.

Cette nouvelle étape permettra ainsi à la juridiction de poursuivre son instruction et de confronter les différents éléments présentés dans le cadre de cette procédure.

Ces audiences interviennent dans un contexte marqué par la volonté des autorités congolaises de renforcer l’autorité de l’État et de lutter contre les groupes et réseaux impliqués dans l’insécurité.

La restauration de la paix et de l’autorité de l’État demeure également présentée par les autorités nationales comme l’une des priorités de la République démocratique du Congo, sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il convient toutefois de rappeler qu’à ce stade de la procédure, les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue définitive du procès.

L’affaire se poursuit donc devant la Cour militaire de l’Ituri, sous la conduite du colonel-magistrat Kelly Dienga Akelele.

Henry NDENDE

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