Haut-Uele : un député national dénonce les menaces contre un journaliste accusé d’appartenir à l’AFC/M23

Le député national Joseph Bangakya, élu du territoire de Rungu, dans la province du Haut-Uele, a dénoncé les menaces et intimidations dont serait victime le journaliste et enseignant universitaire François Kupa Anga, accusé d’appartenir à la rébellion de l’AFC/M23. Il s’est exprimé lors d’un point de presse tenu le lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa.
Selon cet élu national, le journaliste aurait été contraint de quitter la ville d’Isiro à la suite de plusieurs menaces sécuritaires et d’accusations portées contre lui. Cette situation l’empêcherait de retrouver sa famille et d’exercer librement ses activités professionnelles.
Joseph Bangakya estime que les accusations d’appartenance à l’AFC/M23 doivent reposer sur des faits établis et ne peuvent servir d’instrument d’intimidation ou de règlement de comptes politiques.
Tout en reconnaissant la gravité de la situation sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo, notamment dans sa partie orientale, le parlementaire appelle à la responsabilité et à la retenue dans les accusations visant des citoyens.
« Je connais le professionnalisme et le sens du devoir de nos services de sécurité. Je rappelle que l’actuel gouverneur du Haut-Uele a été élu grâce au soutien des trois députés provinciaux du groupe politique de Nangaa, dont Nangaa lui-même, avec une avance de deux voix seulement sur son adversaire, le candidat gouverneur soutenu par l’UDPS. Ce n’est pas une accusation d’appartenance à l’AFC/M23, mais j’invite chacun à la cohérence, à la retenue et à la responsabilité avant de porter des accusations aussi graves contre autrui », a-t-il déclaré.
Le député national condamne également toute forme de menace contre les professionnels des médias. Il rappelle que la liberté de la presse et celle d’expression sont garanties par la Constitution congolaise et doivent être respectées par les autorités publiques.
« Je déplore ainsi les menaces contre le journaliste François Anga Kupa, digne fils du Haut-Uele, qui n’a pu séjourner paisiblement dans la province de ses ancêtres, victime de menaces, chantage et intimidation orchestrés par les autorités provinciales du Haut-Uele », a-t-il affirmé.
Pour Joseph Bangakya, le travail des journalistes, notamment lorsqu’ils rapportent des faits documentés ou dénoncent des situations préoccupantes, ne devrait pas les exposer à des représailles.
Il appelle ainsi les autorités compétentes à garantir la sécurité du journaliste François Kupa Anga et à veiller au respect de ses droits fondamentaux.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les accusations de collaboration avec les groupes armés suscitent des inquiétudes quant au respect des libertés individuelles et à la protection des professionnels des médias dans l’est de la République démocratique du Congo.
Rédaction
