justice

Ituri : trois militaires FARDC dont un lieutenant-colonnel condamnés pour plusieurs faits sécuritaires

La cour militaire de l’Ituri a tranché au terme d’une audience publique tenue, le vendredi 09 janvier 2026 à Bunia, six prévenus dont trois éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) ont été placés devant la barre afin d’être fixés sur leur sort pour des faits gravissimes mettant en péril la sécurité nationale.

Ils étaient poursuivis pour participation à un mouvement insurrectionnel, vente d’effets militaires, détention illégale d’armes et munitions de guerre, ainsi que violation des consignes. Autant d’infractions à la fois en caractère militaire et de droit commun, sanctionnées sévèrement par les lois congolaises en vigueur.

Dans son arrêt, la cour militaire de l’Ituri sous le marteau du Colonel Magistrat, Kelly Dienga AKelele, a prononcé des peines exemplaires.

Quatre des accusés, revetus au grade de Major, lieutenant-colonnel et adjudant de prémière Classe, reconnus coupables ont écopé la peine de mort sans admission des circonstances atténuantes suivis de leur radiation définitive de l’armée, alors que l’un à été condamné à 20 ans de servitude pénale principale avec admission de large circonstance atténuante. En revanche, deux prévenus, tous des civils ont été acquittés, faute de preuves et au bénéfice du doute.

Ce verdict marque la volonté affichée des juridictions militaires de
restaurer la discipline au sein de l’armée, en cette période cruciale où l’Ituri demeure confrontée à une insécurité persistante alimentée par des groupes armés locaux et transfrontaliers.

Signalons que cette affaire rémonte de 2024 à 2025 respectivement avec la vente des armes et munitions de guerre au profit de la milice CRP/Zaïre et le démentellement des réseaux mafieux de trafic d’arme dans la base logique de l’armée à Kisangani ,Chef- lieu de la Province de la Tshopo et celle de l’Ituri.

Cette action illustre également le durcissement du ton des autorités judiciaires face aux dérives internes, considérées comme des menaces directes à la stabilité des institutions de l’État tout en interpellant les militaires sur le respect absolu des consignes hiérarchiques et l’obligation de loyauté envers la république.

Jeremy EDRAKU.

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