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Ituri : inquiétude des usagers de l’axe Bunia-Mungwalu sur les tracasseries militaires

Des cas de tracasseries impliquant certains éléments des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont signalés sur le tronçon routier Bunia–Mungwalu, en province de l’Ituri. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces pratiques prennent la forme de perceptions illégales de sommes d’argent, communément appelées « surdie », au détriment des usagers.

D’après Monsieur Bienvenu Lumeri, président de l’Association des Conducteurs du Congo (ACCO), section de Mungwalu, ces actes sont devenus récurrents et affectent gravement la libre circulation sur cet axe stratégique. « Nos membres sont régulièrement contraints de payer des rançons à différents points de contrôle, notamment à Central Solenyama, à la barrière de la fausse commune, au niveau du pont Iga, à Nizi ainsi qu’à l’entrée de Mabanga », a-t-il déploré.

Ces pratiques, dénoncées depuis plusieurs mois par les transporteurs, suscitent une vive inquiétude au sein de la population locale. Pour les conducteurs, il ne s’agit pas seulement d’un problème financier, mais aussi d’une atteinte à leur sécurité et à la dignité des usagers de la route. « Certains refusent de payer et se retrouvent bloqués pendant des heures, voire intimidés », rapporte un chauffeur interrogé sous anonymat.

L’axe Bunia–Mungwalu constitue pourtant un corridor économique important pour l’acheminement des biens et des personnes dans cette partie de l’Ituri, notamment vers les zones minières. Ces entraves répétées risquent d’impacter négativement les activités commerciales et d’augmenter les coûts de transport.

Face à cette situation, l’ACCO appelle les autorités militaires et administratives à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces abus et restaurer l’autorité de l’État. L’association insiste sur la nécessité de renforcer la discipline au sein des forces déployées sur les routes et de sanctionner les auteurs de ces pratiques illégales.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des FARDC n’a été enregistrée concernant ces allégations. Toutefois, la société civile locale encourage les victimes à documenter les cas de tracasseries afin de faciliter d’éventuelles enquêtes.

En attendant, les usagers de cet axe continuent de dénoncer une situation qu’ils jugent « intenable », espérant une intervention rapide des autorités compétentes pour garantir une circulation libre et sécurisée.

Olikan

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