Irumu : psychose nocturne à Komanda, une trentaine de personnes interpellées par les services de sécurité

Komanda, territoire d’Irumu — Une vive inquiétude s’est emparée, dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026, du centre commercial de Komanda, dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri. Environ une trentaine de personnes auraient été interpellées par les services de sécurité dans le cadre d’une opération menée dans cette agglomération.
Selon des sources locales, l’opération aurait bénéficié de l’appui de certains jeunes d’autodéfense affiliés au FPIC (Force patriotique pour l’intégration du Congo). Les circonstances exactes de ces arrestations restent toutefois à établir.
D’après des sources confidentielles, ces interpellations seraient intervenues après le signalement de cortèges non identifiés aperçus dans la zone. Le groupe appréhendé aurait été composé d’hommes, de femmes et d’enfants.
La présence de personnes de différentes catégories au sein du groupe interpellé aurait rapidement alimenté la psychose parmi les habitants et les personnes présentes dans le centre commercial de Komanda.
À ce stade, aucune information officielle détaillée ne permet cependant d’établir avec certitude l’identité des personnes arrêtées ni les faits qui leur sont précisément reprochés.
Les personnes interpellées auraient été remises à la police basée à Komanda afin de permettre la poursuite des investigations. Les autorités compétentes devraient se prononcer davantage au terme de l’exploitation des éléments recueillis au cours de cette opération.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans plusieurs villages situés autour de Komanda.
Des informations en provenance de la région font état d’une présence et de mouvements attribués aux combattants des ADF-NALU dans plusieurs localités de la chefferie de Walese-Vonkutu. Cette situation aurait contribué à renforcer le sentiment d’insécurité au sein de la population.
Le premier vice-coordinateur de la société civile Force Vive, Soniau Malangayi Dieu-Donne, aurait notamment cité les villages de Bamande, Bandikafu, Balimani et Bandiseibo parmi les zones affectées par cette situation.
Selon cet acteur de la société civile, l’évolution de la situation sécuritaire aurait déjà entraîné des déplacements importants de populations. Plusieurs familles seraient contraintes de quitter leurs villages pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer rapidement les dispositifs de sécurité dans les zones menacées.
Elle estime qu’une intervention rapide est nécessaire afin de prévenir une aggravation de la situation et de garantir la protection des civils, particulièrement dans les localités où les mouvements de population sont de plus en plus importants.
Pour les habitants de Komanda et de ses environs, la priorité reste désormais le rétablissement d’un climat de confiance et de sécurité, alors que les menaces armées continuent de peser sur plusieurs villages de la région.
En attendant les conclusions des enquêtes menées par la police de Komanda, les circonstances exactes de l’interpellation de cette trentaine de personnes restent donc à clarifier.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par une forte pression sécuritaire dans le territoire d’Irumu, où les populations civiles restent particulièrement vulnérables face aux violences et aux déplacements forcés.
Depuis Komanda, Dieumerci Basimaki
