Haut-Uele : VillageReach renforce la riposte contre Ebola grâce à une formation sur la biosécurité des échantillons

Isiro, 3 septembre 2026 — La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce dans la province du Haut-Uele. Une formation consacrée à la biosécurité, au conditionnement et au transport sécurisé des échantillons biologiques a été organisée ce jeudi 3 septembre à Isiro par l’ONGD VillageReach, en appui aux efforts du gouvernement de la République démocratique du Congo.
L’activité se déroule au sein de l’Institut technique médical (ITM) d’Isiro et vise principalement à renforcer les capacités des prestataires de santé sélectionnés dans les zones de santé touchées par l’épidémie. Une attention particulière est accordée aux agents chargés du prélèvement, de la manipulation et du transport des échantillons provenant notamment des cas suspects vers les laboratoires.
Selon les organisateurs, la maîtrise des procédures de biosécurité constitue un élément essentiel dans la chaîne de surveillance épidémiologique. Le respect des bonnes pratiques permet à la fois de préserver la qualité des échantillons jusqu’à leur arrivée au laboratoire et de réduire les risques auxquels sont exposés les agents impliqués dans leur manipulation et leur transport.
Organisation à vocation humanitaire, VillageReach accompagne le gouvernement congolais dans plusieurs domaines de santé publique, notamment la surveillance épidémiologique, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que la communication sur les risques et l’engagement communautaire.
Pour les responsables de cette formation, le renforcement des compétences des équipes intervenant directement sur le terrain est indispensable pour assurer une réponse rapide et efficace face aux alertes liées à Ebola.
« VillageReach est une organisation à vocation humanitaire qui s’appuie beaucoup sur le Programme élargi de vaccination, mais aussi sur d’autres activités. Dans le cadre de la surveillance, qui constitue l’un de nos piliers majeurs, nous sommes venus renforcer les capacités de cette équipe sélectionnée dans les zones de santé touchées par la maladie, afin d’améliorer les conditions de transport des échantillons prélevés jusqu’au laboratoire le plus proche et d’éviter d’autres désagréments », a expliqué Docteur Colin Mulenda , l’un des organisateurs.
Cette formation intervient donc comme un maillon important dans la chaîne de riposte. Un échantillon correctement prélevé, conditionné et transporté permet aux laboratoires de disposer de prélèvements exploitables pour la confirmation ou l’exclusion des cas suspects, contribuant ainsi à une meilleure prise de décision sanitaire.
Du côté des participants, l’importance de cette initiative est également soulignée. François Bakayi, point focal de la surveillance épidémiologique et représentant des participants, estime que cette formation arrive à point nommé dans un contexte où les équipes de terrain doivent constamment adapter leurs pratiques.
« La maladie change le visage du jour au lendemain », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les agents de santé de mettre régulièrement à jour leurs connaissances et de renforcer leurs capacités face à l’évolution de la situation épidémiologique.
Pour lui, la maîtrise des règles de biosécurité contribue non seulement à protéger les prestataires, mais également à améliorer la qualité de la surveillance et à réduire les risques de contamination lors de la manipulation et du transport des échantillons biologiques.
L’intervention de VillageReach ne devrait pas s’arrêter à cette formation. D’après les informations communiquées par les organisateurs, une formation destinée aux relais communautaires est prévue à la suite de cette session sur la biosécurité.
Cette prochaine étape devrait permettre de renforcer davantage l’implication des communautés dans la riposte, notamment à travers la sensibilisation sur les mesures préventives, la détection précoce des alertes et l’orientation rapide des cas suspects vers les structures sanitaires appropriées.
La collaboration entre les autorités sanitaires, les organisations partenaires, les prestataires de santé et les relais communautaires demeure ainsi déterminante pour renforcer la surveillance et limiter la propagation de la maladie à virus Ebola dans le Haut-Uele.
La Rédaction
