Ituri : onze personnes auraient été tuées dans une attaque de la Codeco présumée à Maze

Onze personnes retournées, parmi lesquelles des hommes, des femmes et des enfants, auraient été tuées le 9 octobre 2026 lors d’une attaque à Maze, dans le territoire de Djugu, en chefferie de Bahema-Nord, en Ituri. Les miliciens de la CODECO sont mis en cause, selon Jean-Claude Ngajole, président de la communauté Hema.
Jean-Claude Ngajole a condamné cette attaque présumée, qu’il considère comme un acte qui compromet les efforts de paix et ravive la peur au sein des communautés. Alors que les habitants aspirent à vivre en sécurité, la mort de civils rappelle l’urgence de protéger les populations et de mettre fin aux violences.
Le président de la communauté Hema appelle les combattants de la CODECO à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix. Il estime que cette attaque témoigne d’un manque d’engagement en faveur du dialogue et de la réconciliation. Il exhorte également les autorités compétentes à renforcer la sécurité dans cette partie de l’Ituri, afin de protéger tous les habitants, notamment les personnes retournées et les communautés exposées aux violences.
La paix durable passe par le respect de la vie humaine, la protection des civils et le refus de toute violence contre les populations. Les groupes armés sont appelés à privilégier le dialogue et à s’engager concrètement dans le processus de paix. De leur côté, les autorités doivent poursuivre leurs efforts pour assurer la sécurité, tandis que les communautés sont encouragées à préserver la cohésion et à rejeter les discours de haine et les représailles.
Cette attaque présumée suscite de nouvelles inquiétudes parmi les habitants de Djugu et souligne la nécessité d’agir rapidement pour protéger les civils. La communauté Hema appelle les groupes armés à mettre fin aux violences et les autorités à prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité. La population de l’Ituri a besoin de paix, de dialogue et de protection afin que le retour des personnes déplacées puisse se faire durablement et dans la dignité.
Dieumerci Basimaki
