Sécurité

Buta sous le choc : des défenseurs judiciaires dénoncent de présumées violences des FARDC et réclament une enquête indépendante

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Buta, Bas-Uélé – Une vive émotion secoue la ville de Buta, dans la province du Bas-Uélé, après de graves allégations de violences impliquant certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Dans une déclaration officielle, le Collectif des Défenseurs Judiciaires du Bas-Uélé a exprimé sa profonde indignation et condamné avec la plus grande fermeté des actes qu’il qualifie de graves violations des droits humains à l’encontre de deux de ses membres.

Selon le Collectif, Me Elie MBANGU DUMOKIA et Me Samuel YAZUNDI EWILI auraient été victimes de violences physiques d’une extrême gravité, accompagnées d’actes de torture présumés, les laissant dans un état critique. Les faits se seraient produits un dimanche, jour habituellement non ouvrable, dans des circonstances qui, selon l’organisation, ne reposeraient sur aucun fondement légal apparent.

Dans son communiqué, le Collectif estime que ces faits, s’ils sont confirmés, constituent une atteinte sérieuse à la dignité humaine, aux droits fondamentaux des citoyens ainsi qu’aux principes de l’État de droit. Il rappelle que les forces de défense et de sécurité ont pour mission de protéger les personnes et leurs biens, et non de poser des actes susceptibles de semer la peur et l’insécurité au sein de la population.

Face à la gravité des accusations, le Collectif des Défenseurs Judiciaires du Bas-Uélé lance un appel pressant aux autorités compétentes. Il sollicite notamment l’implication du Gouverneur de la province du Bas-Uélé, des autorités judiciaires et militaires, de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), des organisations de défense des droits humains ainsi que des forces vives de la société civile afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

L’organisation réclame l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et transparente pour établir les circonstances exactes des faits, identifier les éventuels responsables et garantir que toute personne reconnue coupable réponde de ses actes devant les juridictions compétentes, conformément aux lois de la République démocratique du Congo.

Le Collectif affirme par ailleurs qu’il poursuivra toutes les voies légales à sa disposition afin que cette affaire ne soit ni étouffée ni banalisée. Il réaffirme son engagement à défendre les droits de ses membres et à promouvoir le respect des garanties fondamentales reconnues par la Constitution et les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Cette affaire intervient dans un contexte où les questions liées au respect des droits humains et à la responsabilité des forces de sécurité continuent d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo. Les observateurs estiment que seule une enquête crédible et indépendante permettra de clarifier les faits, de préserver la confiance des citoyens dans les institutions et de garantir que justice soit rendue.

À ce stade, les allégations formulées par le Collectif n’ont pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle de la part des autorités militaires concernées. En attendant les conclusions d’une éventuelle enquête, les appels se multiplient pour que les faits soient examinés avec impartialité et que les responsabilités soient établies dans le strict respect de la loi.

Rédaction : Hilaire Kabadunga

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