Économie

Haut-Uélé : le Comité de crise de la FEC défend son bilan et appelle à l’unité avant les prochaines élections

Photo de la cérémonie

Le Comité de crise de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), province du Haut-Uélé, réaffirme sa volonté de rétablir la paix sociale au sein de cette organisation patronale et de conduire le processus électoral dans le respect des dispositions réglementaires. C’est l’essentiel du message porté lors de la rencontre de ce jour, consacrée au rappel des raisons ayant justifié la mise en place de ce comité ainsi que des missions qui lui ont été confiées par l’Administration centrale de la FEC.

Dans son rapport, le Comité rappelle que, par sa lettre du 3 juillet 2024, l’Administration centrale avait instruit la suspension des activités relatives à l’Assemblée provinciale ordinaire et élective de la FEC/Haut-Uélé, initialement prévue le 6 juillet de la même année. Après examen des plaintes, contestations et recours introduits par certains candidats malheureux, une nouvelle correspondance, datée du 16 août 2024, avait autorisé la reprise des activités et la convocation d’une nouvelle assemblée élective, conformément aux conclusions de l’analyse effectuée par la Fédération.

Cependant, ce processus avait de nouveau été suspendu à la suite de ce que le Comité présente comme des ingérences des autorités politico-administratives provinciales. Cette situation avait conduit à la mise en place d’un Bureau provisoire de quatre membres, conformément à la lettre de l’Administrateur délégué de la Fédération du 28 octobre 2024.

Selon les responsables du Comité, trois principales missions lui avaient été assignées : mettre en œuvre des stratégies visant le retour de la paix sociale au sein de la FEC/Haut-Uélé, régulariser les mandats des comités territoriaux afin d’assurer une représentation adéquate au Conseil provincial et proposer à l’Administration centrale de nouvelles dates pour les élections dans les collèges électoraux concernés par des irrégularités, ainsi que pour l’Assemblée élective provinciale.

S’agissant du bilan, le Bureau provisoire affirme avoir atteint près de 80 % des objectifs fixés dans son plan d’action, notamment à travers la tenue des assemblées électives de cinq comités territoriaux. Les 20 % restants concernent, selon lui, le territoire de Rungu et le renouvellement du Bureau du Conseil provincial.

Face aux critiques de certains membres qui lui reprochent de s’éterniser à la tête de la Fédération et de retarder la tenue des élections, le Comité de crise estime que les missions qui lui ont été confiées nécessitaient du temps et des démarches préalables pour parvenir aux résultats enregistrés.

Deux options se présentent désormais pour la suite du processus électoral : poursuivre le processus suspendu en septembre 2024 ou reprendre à zéro les élections des collèges électoraux organisées en 2024, en vue de la tenue d’une nouvelle Assemblée élective dans le respect des textes réglementaires. Le Bureau provisoire considère que la décision finale sur cette question relève de l’Administration centrale de la FEC, appelée à trancher les divergences et à définir les orientations appropriées.

En attendant cette décision, le Comité de crise invite les membres à privilégier l’unité et l’intérêt supérieur de la Fédération. Pour ses responsables, l’enjeu dépasse les ambitions individuelles : il s’agit de préserver la cohésion de la FEC/Haut-Uélé, de défendre les intérêts des opérateurs économiques et de contribuer au développement de la province.

Hilaire Kabadunga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *