Santé

Ituri : le gouverneur militaire lance une campagne de masse contre le paludisme

Photo de famille

Bunia, 14 août 2026 — Le gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gabi, a procédé au lancement officiel de la campagne d’administration de masse de médicaments antipaludiques. La cérémonie s’est déroulée à l’esplanade du gouvernorat de province, en présence notamment du président de l’Assemblée provinciale, des représentants des confessions religieuses, de la société civile ainsi que de plusieurs acteurs du secteur de la santé.

Cette campagne intervient dans un contexte marqué par une forte persistance du paludisme en Ituri et une situation sanitaire nécessitant une vigilance accrue, notamment face aux alertes liées à la maladie à virus Ebola. À travers cette initiative, les autorités sanitaires ambitionnent de réduire significativement le nombre de cas de fièvre attribuables au paludisme et de renforcer la surveillance des maladies présentant des symptômes similaires.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le chef de l’exécutif provincial a appelé l’ensemble de la population à s’approprier cette campagne et à participer activement à sa réussite.

« En ma qualité de gouverneur militaire de la province de l’Ituri, je réaffirme l’engagement total du gouvernement provincial », a déclaré le général-major Kasongo Mulumba Gabi, avant d’appeler les différents acteurs à contribuer à la sensibilisation, à l’information et à la mobilisation des communautés.

L’autorité provinciale a ainsi officiellement lancé la campagne d’administration de masse de médicaments antipaludiques dans l’ensemble de la province, tout en insistant sur l’importance de l’implication de tous les acteurs communautaires.

Intervenant à son tour, le directeur adjoint du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a présenté cette campagne comme une intervention d’urgence et de santé publique particulièrement importante.

Selon lui, la distribution massive des médicaments devrait contribuer à réduire la charge du paludisme qui continue de peser lourdement sur le système de santé et les communautés.

L’opération présente également un intérêt dans le contexte de la surveillance d’Ebola. En réduisant le nombre de personnes présentant des symptômes liés au paludisme, notamment la fièvre, les équipes sanitaires pourront davantage se concentrer sur l’identification des cas suspects nécessitant une investigation approfondie.

Cette stratégie devrait également contribuer à limiter les risques de confusion entre les symptômes du paludisme et ceux d’autres maladies et, par conséquent, à réduire les risques de contamination croisée lors de la prise en charge des patients.

Le responsable du PNLP a toutefois souligné que, malgré les efforts déjà consentis, la charge du paludisme demeure importante dans plusieurs communautés de la province.

Il a appelé à la poursuite et au renforcement des interventions à fort impact, tout en encourageant l’évaluation de nouvelles approches adaptées aux réalités particulières des différentes zones de santé.

La campagne lancée à Bunia constitue ainsi une étape importante dans la riposte contre le paludisme, avec l’objectif de rapprocher davantage les interventions préventives et curatives des populations les plus exposées.

La cérémonie de lancement s’est achevée par un geste symbolique du gouverneur militaire. Le général-major Kasongo Mulumba Gabi a lui-même pris les médicaments concernés par la campagne avant de signer un acte d’engagement, marquant ainsi son soutien personnel à cette initiative de santé publique.

À travers ce geste, l’autorité provinciale a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à accompagner la campagne et à mobiliser les différents acteurs afin d’assurer son bon déroulement.

Cette action s’inscrit, selon les autorités, dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée notamment sur la protection de la population et l’amélioration de son bien-être.

La campagne d’administration de masse des médicaments antipaludiques est désormais appelée à mobiliser les autorités sanitaires, les acteurs communautaires, les confessions religieuses, la société civile et surtout les populations bénéficiaires, afin de contribuer à une réduction significative du poids du paludisme en Ituri.

Henry NDENDE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *