Kisangani : après l’attaque de Bangoka, le gouverneur évalue la situation sécuritaire

Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, s’est rendu lundi à l’aéroport international de Aéroport international de Bangoka afin d’évaluer la menace sécuritaire au lendemain d’une attaque attribuée aux rebelles du M23 et à l’armée rwandaise.
Selon l’autorité provinciale, l’attaque est survenue dimanche vers 17h55. Neuf missiles auraient été lancés à l’aide de drones contre des positions sécuritaires situées aux alentours de l’aéroport. Le gouverneur a toutefois indiqué qu’aucune perte en vies humaines ni d’importants dégâts matériels n’avaient été enregistrés grâce à la riposte des forces loyalistes.
« Nous sommes venus constater la situation après cette nouvelle agression. Malgré les tentatives de l’ennemi de frapper nos positions, nos forces ont réussi à contenir l’attaque », a expliqué le gouverneur.
Paulin Lendongolia a dénoncé ce qu’il qualifie de nouvelles attaques contre une infrastructure civile stratégique. D’après lui, il s’agirait de la quatrième offensive visant l’aéroport de Bangoka. Il a estimé que ces actes constituent une violation grave du droit international humanitaire.
« S’attaquer à un aéroport civil fréquenté par des voyageurs venus de plusieurs horizons est un crime de guerre », a-t-il déclaré devant les membres du comité provincial de sécurité.
Malgré cette situation, le gouverneur a rassuré la population sur la continuité des activités aériennes à l’aéroport de Aéroport international de Bangoka. Il a souligné que les vols se poursuivent normalement et que la situation reste maîtrisée par les services compétents.
L’autorité provinciale a également invité les habitants à garder confiance aux Forces armées de la République démocratique du Congo ainsi qu’au président Félix Tshisekedi, saluant la réaction rapide des autorités militaires après la transmission d’un rapport préliminaire sur l’attaque.
Au cours de cette visite, une réunion de sécurité élargie a été organisée avec la participation du chef d’état-major général des FARDC, Jules Banza, afin d’évaluer l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.
Redaction
