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Mambasa : des arrestations et extorsions attribuées au groupe armé FPP signalées à Bakaheku

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Une alerte sécuritaire est lancée sur la situation des populations dans le groupement Bakaheku, en chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Des arrestations arbitraires et des cas d’extorsion sont attribués au groupe armé FPP, présenté localement comme étant lié au général autoproclamé Kopa.

Selon des informations recueillies dans la région, des cultivateurs seraient régulièrement interpellés par des hommes armés alors qu’aucune infraction ne leur serait clairement reprochée. Les personnes arrêtées seraient ensuite conduites dans des lieux de détention contrôlés par le groupe avant d’être libérées en échange d’argent ou de biens.

Le cas de Muhindo Meso, âgé de 50 ans, est notamment cité. Cet habitant aurait été arrêté de nuit avec ses trois fils. La famille aurait été conduite dans un cachot avant que sa libération ne soit conditionnée au paiement de 240 000 francs congolais et à la remise de deux poules.

La base attribuée à ce groupe armé serait située à Bandimukumu, dans le secteur de Makusi. Ces pratiques alimenteraient un climat de peur parmi les habitants, particulièrement dans les zones où la population dépend principalement de l’agriculture pour sa subsistance.

Ram’s Malikidogo, coordinateur d’un acteur local de défense des droits humains, alerte sur les conséquences de cette situation. Selon lui, plusieurs habitants commencent à quitter leurs villages ou hésitent à y rester, craignant d’être victimes d’arrestations, de violences ou d’extorsions.

Cette situation risque également de perturber les activités agricoles dans le groupement Bakaheku, alors que de nombreux habitants dépendent des champs pour leurs revenus et leur alimentation.

Les acteurs locaux de défense des droits humains appellent ainsi les autorités à renforcer la présence de l’État dans cette partie de la chefferie de Babila-Babombi. Ils demandent notamment des mesures pour protéger les civils, mettre fin aux détentions illégales et permettre aux habitants de reprendre leurs activités dans un environnement sécurisé.

Ces accusations visant le groupe FPP n’ont pas, à ce stade, fait l’objet d’une réaction publique de ses responsables ni d’une confirmation indépendante des autorités sécuritaires.

Rédaction

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