Nord-Kivu : à Mangina, la reprise de cours conditionnée par la libération de deux enseignants détenus

La reprise des activités scolaires prévue ce lundi à Mangina, dans le territoire de Beni, reste conditionnée par une revendication syndicale majeure. Le Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (Synecath), coordination sous-provinciale de Bungulu Beni, maintient son mot d’ordre de suspension des cours tant que deux enseignants arrêtés à Mutwanga demeurent en détention.
L’information a été confirmée dimanche 19 avril par Mihindo Musubao Kiwanza, secrétaire paroissial du Synecath Mangina. Selon lui, les cours ne reprendront qu’après la libération effective de leurs collègues actuellement incarcérés à la prison centrale de Beni/Kangbayi.
« Notre position est claire : aucune reprise ne sera envisagée tant que nos confrères ne sont pas libérés », a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, une réunion est convoquée ce lundi à partir de 08h00 dans l’une des salles de l’école primaire Makukulu. Tous les enseignants relevant de la paroisse Saint Mathias Mulumba de Mangina sont appelés à y prendre part afin d’évaluer la situation et harmoniser la conduite à tenir.
Parallèlement, la mobilisation se poursuit au sein de la paroisse, où les enseignants réaffirment leur solidarité envers leurs collègues détenus. Le Synecath insiste sur le caractère non financier de son mouvement, précisant que sa seule et unique revendication demeure la libération immédiate des deux enseignants arrêtés à Mutwanga.
Un extrait sonore de Mihindo Musubao Kiwanza, recueilli par le journaliste Élie Vahwere en français et en swahili, est annoncé pour diffusion afin d’éclairer davantage l’opinion sur les motivations de ce mouvement.
Cette situation continue d’alimenter les inquiétudes au sein de la communauté éducative locale, alors que des milliers d’élèves restent dans l’incertitude quant à la reprise effective des cours.
Ilanga Meta
