RDC–Burundi : Tshisekedi et Ndayishimiye unissent leurs efforts pour la santé, la sécurité et l’intégration régionale

Kinshasa, 23 juin 2026 – La République démocratique du Congo et le Burundi ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur partenariat stratégique. Réunis ce mardi à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue burundais Évariste Ndayishimiye ont consacré une importante séance de travail aux défis majeurs qui touchent les deux pays et l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Cette rencontre de haut niveau, organisée dans le cadre du deuxième jour de la visite d’État du Chef de l’État burundais en RDC, a permis aux deux dirigeants d’aborder plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la lutte contre les épidémies, les enjeux sécuritaires, le développement économique ainsi que les perspectives d’intégration régionale.
L’un des principaux sujets au centre des échanges a été la situation sanitaire préoccupante liée à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans certaines parties de la République démocratique du Congo.
Pour l’occasion, les membres de la task force nationale chargée de la riposte contre Ebola ont participé à la réunion afin de présenter l’évolution de la situation et les différentes mesures mises en œuvre pour contenir la propagation de la maladie.
Le Président burundais Évariste Ndayishimiye a salué le travail accompli par les équipes médicales, les autorités sanitaires ainsi que les partenaires engagés dans la lutte contre cette épidémie. Il a insisté sur la nécessité d’une solidarité régionale et internationale afin de soutenir efficacement les efforts de la RDC.
Selon lui, la gestion des crises sanitaires ne doit pas conduire à l’isolement des pays touchés. Il a plaidé pour le maintien des échanges et de la coopération internationale afin de faciliter l’acheminement rapide des équipements médicaux, des médicaments et de l’assistance humanitaire.
« Les défis sanitaires exigent une réponse collective. La solidarité entre les nations demeure essentielle pour protéger les populations et sauver des vies », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa détermination à suivre personnellement l’évolution de la crise sanitaire.
Le Chef de l’État congolais a annoncé son intention d’effectuer prochainement une mission dans la province de l’Ituri, actuellement considérée comme l’épicentre de la résurgence de la maladie à virus Ebola.
Cette visite devrait permettre au Président de la République d’évaluer directement les opérations de riposte, de rencontrer les équipes médicales déployées sur le terrain et d’apporter un message de soutien aux communautés affectées.
Pour plusieurs observateurs, cette démarche traduit l’importance accordée par les autorités congolaises à la gestion de cette urgence sanitaire et à la protection des populations exposées.
Au-delà des questions sanitaires, les deux chefs d’État ont consacré une large partie de leurs discussions à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Les échanges ont porté sur les défis persistants liés aux groupes armés, aux mouvements transfrontaliers de populations ainsi qu’aux menaces qui continuent d’affecter la stabilité de l’est de la République démocratique du Congo.
Les Présidents Tshisekedi et Ndayishimiye ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération sécuritaire entre leurs deux pays afin de faire face aux menaces qui compromettent la paix et le développement régional.
Ils ont également insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté des États et de mettre fin à toute présence illégale de forces étrangères sur le territoire congolais.
Selon les deux dirigeants, le retour d’une paix durable constitue une condition indispensable pour favoriser les investissements, le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Dans le cadre du renforcement des relations entre Kinshasa et Gitega, les deux chefs d’État ont convenu de redynamiser la Grande Commission mixte de coopération bilatérale.
Cette structure constitue l’un des principaux mécanismes de dialogue entre les deux pays. Elle est chargée d’évaluer les projets communs, d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration et de veiller à la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements.
La relance de cette commission devrait permettre d’accélérer plusieurs initiatives touchant notamment les infrastructures, le commerce transfrontalier, les transports, l’énergie, l’agriculture et les échanges culturels.
Les deux dirigeants ont souligné que le développement des relations économiques entre la RDC et le Burundi représente un levier important pour stimuler la croissance et créer davantage d’opportunités pour les populations des deux pays.
La question de l’intégration régionale a également occupé une place importante lors de cette rencontre.
Les Présidents Tshisekedi et Ndayishimiye ont exprimé leur volonté de renforcer les mécanismes de coopération entre les pays de la région afin de favoriser la libre circulation des personnes, des biens et des services.
Ils estiment que l’intégration économique constitue l’une des clés pour accélérer le développement de la région des Grands Lacs et renforcer sa compétitivité sur le continent africain.
Pour les deux chefs d’État, les projets régionaux ne pourront pleinement produire leurs effets que dans un environnement stable et sécurisé.
Au cours des échanges, le Président Félix Tshisekedi a adressé ses félicitations à son homologue burundais pour son action à la tête de l’Union africaine.
Le Chef de l’État congolais a salué le rôle joué par Évariste Ndayishimiye dans la promotion du dialogue, de la coopération et de la stabilité sur le continent africain.
Il a également réaffirmé l’engagement de la RDC à maintenir une coordination étroite avec le Burundi sur les grandes questions régionales, africaines et internationales.
Cette convergence de vues témoigne de la solidité des relations diplomatiques entre les deux pays voisins et de leur volonté de parler d’une même voix sur plusieurs dossiers stratégiques.
Par ailleurs, le Président burundais a accepté l’invitation de son homologue congolais à participer au débat de haut niveau que la République démocratique du Congo organisera le 21 juillet 2026 dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette rencontre internationale réunira plusieurs dirigeants, diplomates et partenaires autour des questions liées à la paix, à la sécurité et à la coopération internationale.
La participation du Burundi à cet événement illustre l’importance des relations entre Kinshasa et Gitega ainsi que leur volonté de renforcer leur collaboration sur la scène internationale.
La visite d’État du Président Évariste Ndayishimiye en République démocratique du Congo intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis régionaux mais également par de nouvelles opportunités de coopération.
À travers leurs échanges, les Présidents Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye ont affiché une vision commune fondée sur la solidarité, la paix, la sécurité et le développement partagé.
Cette nouvelle étape du rapprochement entre Kinshasa et Gitega confirme la volonté des deux pays de consolider leur partenariat stratégique afin de répondre efficacement aux défis sanitaires, sécuritaires et économiques qui touchent la région des Grands Lacs.
Pour de nombreux observateurs, cette coopération renforcée pourrait contribuer à bâtir un espace régional plus stable, plus intégré et davantage tourné vers la prospérité collective des peuples congolais et burundais.
Ilanga meta
