RDC : Coup d’envoi des phases préparatoires du projet MIFOR, Jean Bakomito mandate Mike Kodravele

La République démocratique du Congo a franchi une étape importante dans sa stratégie de diversification économique avec la tenue, ce lundi 13 avril 2026 à Kinshasa, d’une réunion stratégique autour du projet MIFOR (Mines de Fer de la Grande Orientale). Les travaux ont été présidés par le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, en présence des délégués de la future Commission interministérielle, dans la salle bleue de l’Immeuble Intelligent.
Au cœur des échanges : la structuration de ce mégaprojet minier destiné à exploiter les immenses réserves de fer du pays, estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes. Évalué à 28,9 milliards de dollars américains, le projet MIFOR ambitionne de diversifier l’économie nationale au-delà du cuivre et du cobalt, avec une production initiale de 50 millions de tonnes par an, extensible jusqu’à 300 millions.
La province du Haut-Uele a été représentée à ces assises au nom du Gouverneur Jean Bakomito Gambu par Mike Kodravele Andati, Directeur de Cabinet adjoint en charge des Investissements et Partenariats stratégiques. Celui-ci a réaffirmé l’engagement de la province dans la mise en œuvre du projet, soulignant que « le Haut-Uele est un acteur majeur de ce géant projet minier en construction », tout en assurant que le Gouverneur reste pleinement mobilisé.
Le projet prévoit également un vaste programme d’infrastructures, notamment une dorsale ferroviaire reliant Bunia au port en eau profonde de Banana, ainsi que d’importants investissements énergétiques. Il intègre en outre le développement d’une industrie sidérurgique nationale, avec la production d’acier vert à partir du gaz du lac Kivu, dans une perspective de transition énergétique et de valeur ajoutée locale.
Inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et soutenu par le Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le projet MIFOR repose sur un modèle de partenariats public-privé, tout en garantissant la souveraineté de l’État sur les infrastructures stratégiques. Il se positionne ainsi comme un levier majeur de croissance durable et d’industrialisation pour la RDC.
Hilaire Kabadunga
