Tanganyika : la FAO renforce les capacités des producteurs grâce aux Champs Écoles Paysans

Tanganyika, RDC — L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) poursuit ses efforts en faveur du développement agricole en République démocratique du Congo. Dans la province du Tanganyika, l’organisation a organisé, du 6 au 13 août 2026, une série d’activités de formation destinées à renforcer les capacités des producteurs et des acteurs impliqués dans l’accompagnement agricole.
La mission a été menée dans cinq sites, à savoir Mulange, Mama Kasanga, Mukaya, Zango et Nyemba, avec un accent particulier sur l’amélioration des pratiques de production maraîchère.
Conduite par l’ingénieur Adélard Esela, expert agronome et spécialiste des Champs Écoles Paysans (CEP) de la FAO, avec l’appui de l’ingénieur Simon Salambiaku, chargé de la mise en œuvre du projet, cette mission a privilégié une approche pratique de l’apprentissage.
La méthode utilisée, communément appelée « Learning by Doing », ou « apprendre en faisant », permet aux producteurs de développer leurs connaissances à travers des exercices directement réalisés dans les champs.
Cette approche vise à rapprocher les connaissances théoriques des réalités quotidiennes des agriculteurs. Elle permet notamment aux participants d’expérimenter différentes techniques agricoles, d’observer les résultats obtenus et de mieux comprendre les pratiques susceptibles d’améliorer leurs rendements.
Avant le démarrage des travaux pratiques, une évaluation rapide des besoins a été réalisée auprès des producteurs présents sur les différents sites.
Cette étape a permis d’identifier les principales difficultés auxquelles les agriculteurs sont confrontés dans leurs activités. Les informations recueillies doivent servir de base à l’adaptation de l’accompagnement technique proposé par les équipes intervenant dans le cadre du projet.
Pour la FAO, cette démarche permet de tenir compte des réalités propres à chaque site et d’apporter des réponses plus adaptées aux besoins des producteurs.
Une attention particulière a également été accordée à la protection des cultures, notamment aux problèmes liés aux ravageurs.
Les participants ont été formés à l’identification de différents insectes susceptibles d’endommager les cultures maraîchères. Les échanges ont également porté sur les méthodes permettant de limiter les dégâts causés par ces ravageurs et de préserver la productivité des plantations.
Cette formation constitue un enjeu important pour les producteurs, dans la mesure où les attaques d’insectes peuvent entraîner des pertes importantes et compromettre les résultats des campagnes agricoles.
À travers les Champs Écoles Paysans, la FAO cherche à promouvoir une approche participative dans laquelle les producteurs ne sont pas uniquement considérés comme des bénéficiaires, mais également comme des acteurs capables d’expérimenter, d’apprendre et de partager leurs expériences.
Les activités menées dans les cinq sites du Tanganyika devraient ainsi contribuer à renforcer les connaissances techniques des producteurs et des partenaires locaux qui les accompagnent.
À terme, l’objectif est de favoriser l’adoption de meilleures pratiques agricoles, d’améliorer la production maraîchère et de contribuer au renforcement des moyens de subsistance des communautés agricoles.
La poursuite de ce type d’accompagnement apparaît donc comme un levier important pour soutenir le développement du secteur agricole dans le Tanganyika, particulièrement dans les zones où les producteurs font face à plusieurs contraintes techniques et phytosanitaires.
Gentil LUMAMI ✍️
