Vers un refroidissement durable entre Kinshasa et Nairobi ?

En marge de l’Africa Forward Summit 2026, organisé à Nairobi, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a marqué les esprits par une posture qui n’est pas passée inaperçue. Contrairement à plusieurs dirigeants présents avec lesquels il a eu des échanges officiels, notamment le président français Emmanuel Macron, aucun tête-à-tête n’a été enregistré entre le chef de l’État congolais et son homologue kényan, William Ruto.
Cette absence de rencontre alimente de nombreuses interrogations sur l’état actuel des relations diplomatiques entre Kinshasa et Nairobi. Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises expriment leur mécontentement face à ce qu’elles considèrent comme une position ambiguë du Kenya dans la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, particulièrement sur le dossier du M23.
Selon plusieurs sources diplomatiques, Kinshasa aurait également maintenu son refus d’accorder l’accréditation à un ambassadeur kényan, un signal interprété par de nombreux observateurs comme une volonté claire de durcir le ton à l’égard de certains partenaires régionaux.
À travers cette attitude à Nairobi, la RDC semble vouloir envoyer un message politique fort : aucun partenaire ne sera épargné s’il est perçu comme adoptant une position contraire aux intérêts sécuritaires et stratégiques du pays.
Olikan
